SOCIÉTÉ

Cinq questions à Aline Baldassari-Bernard


Mardi 27 Mai 2014 à 11:31 | Lu 194 fois

CESC. Rapporteur pour l'avis sur le projet de loi sur la concurrence étudié le mardi 27 mai au Conseil économique, social et culturel.


Pensez-vous qu'il faut une loi pour qu'il y ait davantage de concurrence en Polynésie française ?
Ce n’est pas une loi du Pays qui peut amener plus de concurrence sur le territoire de la Polynésie française. La concurrence arrive lorsqu’il y a un développement économique. Une loi permettra de réguler la concurrence existante et surtout éviter les abus de position dominante qui sont préjudiciables aux consommateurs.

Pensez-vous qu'une loi peut diminuer le coût de la vie ?
De façon détournée, une loi du Pays peut contribuer à faire baisser la cherté de la vie. En effet, si elle propose un contrôle des prix, cela peut y participer.
Mais elle ne peut en aucun cas pallier au manque de productions locales. Le CESC est appelé à se prononcer sur une loi précisément et qui ne nous permet pas de faire des propositions "hors sujet". De plus, l’urgence dans laquelle nous avons été saisis (6 commissions au total) ne nous a pas permis de nous étendre sur d’éventuelles propositions. Je dois dire qu’il nous a déjà été difficile de travailler sur un sujet aussi complexe en aussi peu de temps.
Des propositions peuvent faire l’objet, de la part du CESC, d’auto-saisines. Mais il est clair qu’en ce moment d’intense activité, cela paraît difficile….
 
Quels sont les secteurs les plus concernés ?
Dans le cadre de cette loi du Pays, absolument TOUS les secteurs sont concernés y compris les services publics.
Il est clair qu’une partie du texte concerne plus particulièrement le commerce de détail, mais en tous les cas, tout dans cette loi est envisagé pour gérer tous les domaines économiques existants.
 
Pensez-vous qu'une véritable concurrence est possible pour d'importantes structures ?
A cœur vaillant, rien d’impossible ! Ce n’est qu’une question de stratégie. Bien évidemment, 260 000 habitants ne suggèrent pas de très importantes structures comme en métropole, mais l’existence de groupes se côtoyant dans des domaines peut-être proches mais différents dans la stratégie de vente est possible. Il est également clair qu’il faut relativiser. Nous sommes peu nombreux mais sur une surface extrêmement vaste. Les consommateurs sont demandeurs et il y a place pour la concurrence mais pas toujours sur d’importantes entreprises. La concurrence existe à tous les niveaux d’importance.
 
Quelle est votre opinion en tant que rapporteur sur ce projet de loi ou sur la manière de diminuer les prix ?

Je n’ai pas le droit de m’exprimer en tant que rapporteur tant que le projet d’avis n’a pas été validé. Mais je peux vous dire que, sur le point principal et essentiel de cette loi c’est-à-dire l’instauration d’une AAI (Autorité Administrative  Indépendante) de la concurrence, cela a fait l’unanimité des conseillers de la commission économie. Par contre, certains points de détail comme justement la manière de diminuer les prix n’ont pas recueilli l’unanimité. Les points de vue divergent sur les mesures d’application mais sur le fond, tout le monde est d’accord.
 


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