SOCIÉTÉ

Cancer : les diagnostics retardés, un appel à trouver une solution "urgente"


Mardi 9 Février 2016 à 16:39 | Lu 802 fois

SANTE - Depuis 1 mois, les diagnostics de cancers sont retardés. En cause, la fermeture du cabinet libéral le 18 décembre dernier. A lui seul, il prenait en charge 61% des examens. Du coup, le centre hospitalier du Taaone (CHPF) se voit surchargé de travail. Sur les 2 postes de médecins en anatomopathologie, 1 poste n'est plus pourvu depuis 2 ans.


Photo d'illustration. Crédit : Tahiti Nui Télévision
Photo d'illustration. Crédit : Tahiti Nui Télévision
Depuis la fermeture du cabinet libéral, l'analyse des prélèvements accuse un retard d'environ 3 semaines selon Patricia Grand, présidente de la Ligue contre le cancer. "Trois semaines d'attente pour les analyses, pour les malades ça peut être une question de vie ou de mort", lance-t-elle . "Ces prélèvements (...) il faut absolument qu'ils soient analysés rapidement pour que le médecin puisse avoir le diagnostic et surtout traiter le patient". 

Sur les 2 postes de médecins en anatomopathologie, 1 poste n'est plus pourvu depuis 2 ans.  "La solution la plus urgente c'est d'avoir le deuxième poste de médecin spécialiste dans le diagnostic des cancers, qui soit pourvu dans les jours qui viennent", alerte Marc Levy, président du syndicat des praticiens du CHPF (SPGPF). 

Plusieurs courriers, du SPHPF mais aussi de la Ligue contre le cancer, ont été envoyés au gouvernement pour alerter sur cette situation. Sans réelle avancée. "L'incompréhension, c'est qu'on ne puisse pas se mettre autour d'une table pour exposer les problèmes et avancer dans le projet. Et l'inquiétude c'est des prélèvements de patients pour lesquels on ne peut pas réaliser d'analyse faute de moyens", déclare Marc Levy au micro de Tahiti Nui Télévision. 

Si rien n'a encore été fait, c'est peut-être une question de lenteur administrative, selon Patricia Grand. "Je pense qu'à chaque niveau, chaque service, chaque agent à son niveau fait son travail. Le problème, c'est qu'on oublie qu'à la fin, ce sont des malades, des personnes qui vont payer de leur vie peut-être, parce qu'on n'a pas voulu chercher des solutions rapidement. Là est question de rapidité."

La dernière semaine de février "pourrait connaitre un mouvement social des personnels hospitaliers", annonce le SPHPF, "si le ministère de la Santé et le ministère de la Fonction publique persistent dans leur refus du dialogue social".


Rédaction Web (Interviews : Manava Tepa / Thierry Teamo)

Patricia Grand, présidente de la Ligue contre le Cancer


Marc Levy, président du syndicat des praticiens du CHPF









Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 4 Décembre 2016 - 14:43 La Reine des Neiges truste les rayons

Samedi 3 Décembre 2016 - 13:07 Le Taaone fait son Téléthon

SOCIÉTÉ | FAITS DIVERS | POLITIQUE | SPORT | CULTURE | BUZZ | MONDE | Pharmacies et Médecins de Garde | L'IMAGE DE LA SEMAINE | EMISSION WEB | TE AITO | Festival des îles | Bodyboard