SOCIÉTÉ

Baie de Taaone : baignade et activités nautiques interdites


Vendredi 8 Janvier 2016 à 17:24 | Lu 1310 fois

SANTÉ - Ce vendredi, le CHPF a convoqué la presse pour annoncer que l’émissaire s’est brisé. Par mesure de prévention un arrêté municipal a été pris pour interdire la baignade et les activités nautiques dans la baie de Taaone.


Le CHPF a convoqué en urgence la presse ce vendredi pour annoncer que l’émissaire, le tuyau qui sert à rejeter en mer les eaux qui sortent de la station de traitement des eaux usées de l’hôpital (matière fécale principalement) s’est brisé.

Une plongée effectuée ce mardi a permis de faire état de plusieurs dégâts. Le tuyau est fendu d’un côté et déboité d’un autre. Les eaux usées (mais traitées au préalable) sont en train de se déverser à 180m du rivage de la plage de Aorai Tini Hau principalement.

Pour la direction du CHPF, les dégâts pourraient avoir été causés par un objet pouvant exercer une très forte traction.
Jean-Marie Savio le secrétaire général de l’hôpital explique que :"Mardi, il y un plongeur qui est descendu pour préparer une séquence de maintenance de l'émissaire et qui a découvert ça. Donc il a fait des photos. Et à partir de ce moment-là, on a averti centre d’hygiène et de salubrité publique et la commune."

La ville de Pirae et le centre d’hygiène et de salubrité assurent qu’il n’y a pas de risque majeur pour la population. Mais par mesure de prévention un arrêté municipal a été pris pour interdire la baignade et les activités nautiques dans la baie de Taaone.

Philippe Dupire le praticien hygiéniste du CHPF indique que : "S’il y avait zéro risque, on n’aurait pas pris de mesure de précaution. Ce que l'on sait c'est que les eaux rejetées par l'émissaire lorsqu'elles sont diluées à un kilomètre et à 60 mètres de profondeur ne présentent aucun risque puisqu'on est dans une qualité d'eau de baignade. L'émissaire ayant été rompu plus près de la plage l'effet de dilution est moins important, donc il est possible qu'il y ait plus de bactéries. Maintenant que ça se transforme en maladie, le risque est extrêmement faible. ... il faudrait au moins avaler 100 ml d'eau de mer pour avoir quelques milliers de bactéries ... et c'est très peu simple d'avaler de l'eau de mer. Et on sait que les bactéries ne se développent pas dans l'eau de mer puisque le milieu est très salin et que cela ne leur est pas favorable."

Jean-Marie Savio indique que des mesures vont être prises rapidement : "depuis qu'on a constaté ce problème on a sollicité l'entreprise qui a posé l'émissaire....  pour nous proposer des solutions provisoires que l’on pourrait faire rapidement. Et qui consisteraient à réenclencher, sans avoir à tout ressortir de l'eau, les deux parties soit fissurées soit cassées, de manière à pouvoir recommencer à rejeter nos eaux usées au large."

 
Rédaction Web (Reportage de Sophie Guebel et Oriano Tefau)

Jean-Marie Savio le secrétaire général de l’hôpital


Philippe Dupire le praticien hygiéniste du CHPF


Glenda Mélix, la directrice du centre d'hygiène et de salubrité publique








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