FAITS DIVERS

Bagarre à Papeete : des jeunes alcoolisés au komo


Vendredi 6 Novembre 2015 à 16:34 | Lu 875 fois

VIOLENCE - La direction de la Sécurité publique met en garde contre les ravages du komo, alcool fabriqué artisanalement et pouvant avoir de graves conséquences sur l'organisme et le comportement...


Photo d'illustration. Crédit : Tahiti Nui Télévision
Photo d'illustration. Crédit : Tahiti Nui Télévision
Vendredi 30 octobre, les agents de la direction de la Sécurité publique (DSP) interviennent sur une bagarre en centre-ville, près du MacDonald. Sur place, les forces de l'ordre s'aperçoivent que les jeunes sont alcoolisés. "Suite à une bagarre qui s'est déroulée au centre-ville, on a fait une enquête parce qu'en dehors de l'aspect identification des auteurs de la bagarre, on a eu l'information comme quoi les jeunes étaient alcoolisés fortement, et avec du komo", explique le commissaire divisionnaire François Perrault. 

Les jeunes s'en sont pris au responsable du fast-food. Le komo, alcool illégal, est fabriqué artisanalement. Dangereux pour la santé, il peut provoquer de graves troubles du comportement.  "C'est dangereux parce que c'est un alcool qui est fabriqué de façon artisanale et qui contient du méthanol qui est un produit extrêmement dangereux notamment pour les nerfs optiques et qui peut entraîner des troubles du comportement. Donc, on est très vigilants sur ce point pour que ce genre de produit qui est très nocif pour la santé ne circule plus sur la Polynésie", détaille le commissaire divisionnaire. 
 
Après investigation, la DSP a pu remonter jusqu'au producteur de ce komo. Il s'agit d'un père de famille d'une quarantaine d'années, sans emploi. Les particuliers revendent le komo 500 Fcfp le litre. L'homme interpellé a avoué avoir vendu 200 litres sur une période de 2 mois avec donc, un bénéfice assez important...
Les forces de l'ordre sont intervenues au domicile de ce producteur et ont saisi les fûts dans lesquels était fabriqué l'alcool. Le producteur prenait même soin de produire plusieurs types de komo : parfum nature ou à la fraise...

L'homme est un récidiviste. Il avait déjà été interpellé il y a deux ans. Il avaient alors écopé de plusieurs chefs d'accusation. Le producteur clandestin est convoqué devant le tribunal le 16 avril 2016 pour délit de travail clandestin et fabrication illégale d'alcool. 
 
La DSP appelle la population à la vigilance concernant le komo et ses ravages. 

Rédaction Web (Interview : Esther Parau Cordette)

François Perrault, commissaire divisionnaire de la DSP








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