SOCIÉTÉ

Attentat à Rouen : les messages des politiques polynésiens


Mardi 26 Juillet 2016 à 11:31 | Lu 5885 fois

HOMMAGE - 12 jours après l'attentat perpétré à Nice, c'est au sein d'une église qu'un nouvel acte terroriste a été effectué ce mardi matin près de Rouen. Un prêtre a été égorgé et une personne gravement blessée. À 20 kilomètres de la métropole, les politiques adressent des messages à découvrir dans cet article


Message du Président polynésien et de son gouvernement
Le président Édouard Fritch et l’ensemble de son gouvernement ont appris avec effroi le crime abject d’un prêtre dans son église de Saint-Etienne du Rouvray perpétré par deux terroristes se réclamant de Daech.
Nulle personne sensée ne pourra jamais admettre ces actes barbares, prétendument effectués au nom de Dieu. Les vrais croyants savent que les lieux de culte, quels qu’ils soient, sont des sanctuaires où la haine ne saurait avoir la moindre place.
Le président et le gouvernement témoignent de leur totale compassion avec la famille du prêtre et l’ensemble de la communauté catholique, et apportent une nouvelle fois leur entier soutien à tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre les fanatismes et le terrorisme. Leurs pensées et leurs prières vont également vers le paroissien blessé dans cet attentat.
 
Message du Tahoera'a Huira'atira
C'est avec effroi que nous avons appris ce matin le tragique attentat perpétré dans une église, en pleine messe, qui a conduit à l'assassinat d'un prêtre âgé de 84 ans, par deux jeunes terroristes se réclamant de Daech. Nous n'imaginions pas que l'on puisse franchir le seuil de la barbarie, en allant aussi loin : tuer un homme de paix en prière, célébrant l'eucharistie au milieu de ses fidèles dans son église. Le Tahoera'a Huiraatira dénonce cet acte abject et assure l'Église et les chrétiens de son soutien et de sa compassion, en particulier les proches du prêtre assassiné et les paroissiens blessés.
Après l'attentat de Charlie Hebdo qui visait la liberté de la presse ; après les attentats de novembre au Bataclan, aux terrasses des cafés et devant le Stade de France qui visaient la joie de vivre et l'esprit de fête et de partage à la française ; après l'attentat de Nice qui visait le symbole fort de la fête nationale, les valeurs républicaines et de l'unité qu'elle incarne ; nous franchissons aujourd'hui un pas de plus dans l'horreur et l'atteinte à nos symboles en visant cette fois une église, fondement de l'histoire chrétienne de la France et des valeurs de laïcité que porte la République. 
 
Nous partageons le sentiment d'horreur qui étreint les Français, car les Polynésiens sont profondément attachés aux valeurs chrétiennes qu'ils partagent dans une grande diversité de confessions qui savent vivre en paix et en harmonie au sein d'une laïcité polynésienne. Ce nouveau drame apporte au Tahoera'a Huiraatira l'occasion de remercier les Églises de Polynésie française pour leur rôle majeur en faveur de la jeunesse et de la cohésion sociale. Par les valeurs chrétiennes d'Amour, de Partage et de Pardon qu'elles encouragent, elles constituent un socle puissant qui préserve notre jeunesse des dérives les plus graves et sauvegarde notre capacité à vivre ensemble. 
Le Tahoera'a Huiraatira appelle l'État à la vigilance. Il n'oublie pas la mobilisation des Polynésiens pour empêcher l'installation d'une mosquée en Polynésie française par un jeune imam autoproclamé que l'on disait proche de la mouvance salafiste. Inconnu de tous, débarqué de France, cet individu était interdit de séjour aux États Unis où il était fiché pour ses activités. Peu après son départ de Tahiti, il était apparu à la télévision comme l'un des voisins du terroriste Abaoud en Seine Saint-Denis et se présentait comme "l'imam de Tahiti". Cet épisode doit nous rappeler que même loin, la Polynésie n'est pas à l'abri des idéologies qui servent de terreau à la violence et à la division et dans lesquelles s'égare une partie de la jeunesse en perte de repères. 


Message du Haut-commissaire de la Polynésie française
Une nouvelle fois notre pays est touché par un acte barbare et lâche qui a coûté la vie à un homme d’église et blessé plusieurs personnes qui assistaient à un office.
Saint-Etienne-de-Rouvray est une commune dont le territoire est limitrophe du département de l’Eure dont j’étais le préfet juste avant de rejoindre la Polynésie française, cela ajoute à ma peine de voir la Normandie ainsi meurtrie.

Mes pensées proches et compatissantes vont vers les familles touchées et endeuillées mais aussi vers la communauté catholique si durement et si injustement éprouvée dans son message de paix, de pardon et d’amour. 


Message du Président de l'assemblée de la Polynésie française
Le président de l’Assemblée Marcel Tuihani a appris avec consternation l’odieux crime perpétré par des terroristes dans une église près de Rouen. 
En pleine messe, le prêtre célébrant l’eucharistie a été égorgé et les fidèles présents pris en otage, avant que les deux terroristes se réclamant de Daech ne soient abattus par les policiers arrivés  sur les lieux.
En son nom propre, et au nom de l’ensemble des Représentants de l’Assemblée de la Polynésie française, le président de l’Assemblée condamne avec force cet acte ignoble et témoigne aux proches du prêtre assassiné ainsi qu’aux paroissiens blessés et à leurs familles, son soutien et sa compassion.  
Ce nouvel attentat qui frappe la France alors que nous sommes encore en deuil après la terrible tragédie de Nice, vient nous rappeler l’omniprésence de la menace terroriste, protéiforme, aveugle et barbare.
La France affronte une situation nouvelle qui menace sa sécurité, celle de tous nos concitoyens et qui s’attaque aux valeurs les plus profondes qui fondent la République et la laïcité, et à présent les valeurs chrétiennes que nous partageons. Aucune idéologie, aucune religion, ne peut justifier une telle horreur. Le président de l’Assemblée partage les mots justes du président de la République : « Attaquer une église, tuer un prêtre, c'est profaner la République, c'est semer l'effroi. Car les terroristes veulent nous séparer, nous opposer, nous diviser ».
Le président de l'Assemblée reste convaincu que l’Etat, garant des libertés publiques et de la sécurité, saura apporter la réponse la plus juste et la plus appropriée à cette terreur d’un nouveau genre qui frappe la France et nous éprouve si cruellement, tout en préservant ce qui fonde nos libertés fondamentales et notre espérance chrétienne. Marcel Tuihani veux croire que la France restera unie et solidaire dans ce combat qui s’annonce long et difficile. 
 







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