FAITS DIVERS

Assises : un ancien militaire accusé de viol


Mercredi 18 Février 2015 à 11:25 | Lu 382 fois

Justice. Les débats se poursuivent aujourd'hui au tribunal de Papeete


La première session des assises de l'année a débuté hier mardi par le procès d'un militaire, accusé de viol. Il aurait abusé de son autorité sur une stagiaire du GSMA. 

Le procès de cet ancien sergent-chef du GSMA débute 5 ans et demi après les faits présumés. "Il était dit qu'il y avait d'autres filles qui avaient subi des agressions sexuelles, des viols. Or, sauf erreur de ma part, elle est la seule à être partie civile. Nous sommes partis à 4 filles, à 5 filles je ne sais pas, mais elle est la seule à se constituer partie civile. Les autres ont toutes dit qu'elles avaient eu des rapports consentis", déclare Me Fabrice Orlandi, avocat de la défense. 
Pour l'avocate de la partie civile, Me Myriam Toudji, "toute la problématique de ce dossier est de savoir si ces relations sexuelles, qui sont admises par l'accusé, l'ont été sous la contrainte, sous la menace ou sous la surprise, ce qui est constitutif d'un viol, ou pas". 
 
L'accusé reconnaît avoir eu un comportement déplacé par moment, mais pas les agressions sexuelles qu'on lui reproche.
L'avocat de la défense a fait faire une expertise psycho criminologique de son client.
"Dans l'instruction là encore, il n'y a eu aucun témoin de moralité proprement dite qui a été entendu", déclare Me Orlandi. "Il était de mon devoir de faire montrer que M. X, n'est pas le pervers qu'on veut laisser entendre". 
 
Pas moins de 18 témoins sont appelés, la plupart étaient stagiaires à l'époque des faits.  Les témoignages décrivent l'accusé comme étant d'un homme pervers avec des comportements obscènes envers les stagiaires aussi bien féminins que masculins. Aujourd'hui cependant, certains témoignages ne concordent pas complètement avec les dépositions faites en 2009. "Je rappelle quand même que les faits pour lesquels l'accusé comparait aujourd'hui se sont produits entre les mois de mai et de juillet 2009, que la procédure a ainsi fait que nous nous retrouvons aujourd'hui, en février 2015. Naturellement, les souvenirs se sont émoussés, ne peuvent pas être aussi précis qu'ils l'étaient à l'époque. Enfin, de manière générale, l'ambiance qui est retracée par les témoins est la même", plaide l'avocate de la partie civile. 
 
Si il est jugé coupable, l'accusé risque jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.  Vu le nombre de témoins à charge et à décharge, les débats doivent se poursuivre aujourd'hui mercredi et jeudi. 






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