SOCIÉTÉ

Artisanat : Stop aux copies en masse


Jeudi 3 Septembre 2015 à 18:40 | Lu 2387 fois

BIJOUX - Des artisans de Polynésie dénoncent les copies de leurs créations en gravure sur nacre. Un graveur local aurait fait des répliques de leurs bijoux aux Philippines et les a ensuite revendues sur le marché local à moindre coût. Deux artisans lancent un appel au gouvernement pour légiférer sur l'importation de copies.


Des artisans du marché de Papeete s'indignent de voir des répliques de leurs créations en gravure sur nacre. Ils souhaitent dénoncer le système qui consiste à exporter des nacres en Asie pour les faire graver à moindre coût et les revendre ensuite sur le marché local.

Cette mauvaise expérience, Heremoana et Rameny viennent de la vivre.  C'est sur une publicité que le couple de jeunes créateurs a découvert que leurs pièces, uniques, des nacres gravées à la main, avaient été copiées à l'identique par un autre artisan local. L'homme d'une trentaine d'années fait graver ses nacres aux Philippines. La main d'œuvre y est beaucoup moins chère. Il les revend ensuite à des artisanes du marché de Papeete.

Mais comment expliquer que cet artisan local ait pu copier les créations du couple ?
Deux de ses anciens collaborateurs​ ont décidé de révéler l'affaire. Au départ, trois tahitiens avaient été approchés par un riche coréen. Il leur avait promis un avenir glorieux dans la gravure sur nacre à l'étranger. Les 3 hommes, attirés par l’appât du gain, sont partis pour les Philippines. Ils y ont formé une vingtaine d'artisans à la gravure polynésienne.
Mais lorsque le businessman coréen propose à l'équipe tahitienne de reproduire certaines pièces faites en Polynésie, 2 d'entre eux se désistent et reviennent au pays. Leur ami continuera à faire son bout de chemin. Pour lui, il ne s'agit pas de copiage.

Les répliques sont malheureusement récurrentes dans l'artisanat local. Plusieurs bijoutiers ont confié en avoir déjà fait les frais. Le copiage est un réel problème pour le marché local. Il crée un faussé énorme entre les prix des produits importés et ceux fabriqués localement. 
Las de voir leurs créations reproduites en masse en Asie, les artisans ont fait appel au gouvernement. Ils souhaitent qu’une loi de Pays les protège. 

Rédaction Web (Interview : Maite Mai)

Interview de Heremoana et Rameny , artisans locaux


Interview des deux anciens collaborateurs​ de l'artisan local qui effectue les copies de bijoux







Vos réactions

1.Posté par Lovina le 04/09/2015 09:46 | Alerter
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Sur le territoire nous bénéficions de vrais créateurs qui innovent à longueur d'année.
Nos artisans coopèrent à l'économie du territoire.
Ils apportent une valeur ajoutée à nos matériaux.
Merci à Heremoana et Rameny de nous ravir et accompagnons les dans la reconnaissance de leur travail.

2.Posté par Jean-Luc JOUAT le 04/09/2015 18:45 (depuis mobile) | Alerter
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Je suis entièrement d''accord avec mes Amis et j''irai même plus loint, il faut interdire les importations de nacres gravées sur le territoire au même titre que les perles.

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