SOCIÉTÉ

Affaire du SED : 1 an de prison ferme requis contre Gaston Flosse


Mardi 24 Mars 2015 à 18:59 | Lu 182 fois

Justice. Deuxième jour du procès sur l’ancienne cellule de renseignements du pays : le SED. Un procès à l’ambiance délétère pour la présidente du tribunal correctionnel, selon elle "à l’image du dossier".


Le procureur a requis de la prison pour 4 des 8 prévenus, soupçonnés d’atteinte ou de complicité d’atteinte à l’intimité de la vie privée dans l'affaire de la cellule de renseignement du Service d’étude et de documentation de la présidence du gouvernement (SED).
La défense, elle, réclame la relaxe pure et simple, estimant que la procédure s’est dégonflée comme un ballon de baudruche avec une seule plainte toujours en cours… celle d'Alex du Prel. 
 
Un an de prison ferme, et 5 ans d’inéligibilité : c’est ce qu’a requis le procureur de la République contre Gaston Flosse au deuxième jour de procès sur l’ex SED.
José Thorel requiert des peines plus légères contre  l’ancien directeur de cabinet du président du pays, Jean Prunet, les ex-agents secrets André Yhuel, et Félicien Micheloni.
Des sanctions proportionnelles à la gravité des faits pour le procureur qui évoque des dérives, et des atteintes gravissimes à des libertés fondamentales.
La liste des personnes suivies par la vingtaine d’employés du SED est très importante. Parmi eux : Nicole Bouteau, Philip Schyle, Justin Arapari, Tonita Flosse, ou encore le juge Taliercio. Mais Alex du Prel est le seul à avoir maintenu sa plainte pour des filatures après 2002.

Pour Gaston Flosse : son service de renseignements complétait celui de l’État. "On leur fournissait des renseignements qu’il ne pouvait pas avoir". "Les nôtres étaient bien plus efficaces", déclare-t-il.
Pour Jean Prunet : "Plus que le SED, la plus grande source d’information de la présidence c’était le baratin des gens pour se rendre intéressants".
Maître Quinquis, lui,  parle de non-événement. "Le dossier qui nous occupe depuis deux jours peut être qualifié de non-événement", a-t-il déclaré au micro de Tahiti Nui Télévision. "On s'aperçoit que sur les 5 parties civiles au départ, il ne reste plus que monsieur du Prel, qui n'est pas forcément le meilleur, car monsieur du Prel est déjà en soi quelque part critiquable dans sa déontologie", ajoute l'avocat. 
 
Délibéré de cette affaire le 23 juin prochain. Alex du Prel réclame en tout et pour tout 1 franc symbolique de dommages et intérêts estimant que le contribuable a assez payé. 


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