SOCIÉTÉ

25 personnes dont 13 douaniers devant la justice


Lundi 4 Avril 2016 à 16:41 | Lu 2718 fois

JUSTICE - C'est un procès d'une semaine qui a débuté ce lundi au tribunal correctionnel de Papeete. 25 personnes doivent être jugées dont 13 douaniers. Ces derniers risquent une interdiction de pratiquer leur métier, mais aussi jusqu'à 5 ans de prison.


Ce lundi s'est ouvert une semaine de procès. 25 personnes doivent être jugées devant le tribunal correctionnel. Il s'agit de 13 douaniers dont 2 à la retraite, 7 personnels navigants commerciaux (PNC), 3 agents de change accusés d'avoir profité de leurs fonctions, et 1 garagiste et son fils accusés d'avoir importé de la drogue. 

Certains auraient pratiqué des taux de change préférentiels, d'autres auraient fait profiter leurs proches de billets GP grâce à de fausses déclarations de concubinage, des douaniers auraient fermé les yeux sur les droits de douane... Les douaniers risquent une interdiction de pratiquer leur métier, mais aussi jusqu'à 5 ans de prison. 

C'est une affaire de trafic d'ice qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu'aux douaniers, PNC et agents de change. De la drogue transitait via des pièces automobiles importées par des garagistes. Les enquêteurs se sont intéressés à la manière dont ces pièces ont passé la douane. Il s'est avéré que les douaniers, bien qu'ignorant que les pièces contenaient de la drogue, avaient fermé les yeux sur les contrôles de sécurité... 

La compagnie au tiare ainsi que le Pays sont partie civile dans cette affaire. "Le préjudice évidemment est important puisqu'on a retenu une période de 3 ans, sachant qu'en réalité ces faits d'absence de taxation remontent en réalité à 2004. Ces faits ont duré quasiment une dizaine d'années avant d'être mis en lumière dans le cadre d'un trafic de stupéfiants", a déclaré Me Maillard, avocat du Pays, au micro de Tahiti Nui Télévision. "Le préjudice est évidemment matériel. On a pu le chiffrer, je le chiffrerai plus précisément en fin de semaine", a-t-il ajouté. 

Les avocats des douaniers ont demandé le rejet de l'ordonnance de renvoi. "L'ordonnance brille par son obscurité concernant certains détails très importants en matière pénale. Il faut qu'on sache exactement ce qui est reproché, la date à laquelle les infractions sont susceptibles d'avoir été commises, la valeur des marchandises...", a expliqué Me Antz, avocat d'un douanier, au micro de Tahiti Nui Télévision. 
 
Rédaction Web avec Sam Teinaore

Me Maillard, avocat du Pays


Me Antz, avocat d'un douanier








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